Chili : plus de jouets dans les Kinder Surprise et Happy Meal


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CC0 Public Domain/Pixabay
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La lutte contre l’obésité infantile n’a pas de frontière. Au Chili aussi les autorités sanitaires ont décidé d’en faire une priorité. Il faut dire que là-bas le diabète a bondi de 80% en une décennie. Et comme si cela ne suffisait pas 1/3 des enfants de moins de six ans serait en situation de surpoids et/ou d’obésité.

Et parmi les mesures qui entreront en vigueur dès ce lundi 27 juin 2016, l’interdiction des jouets dans les Kinder Surprise et menus pour enfants de chez McDo. Pourquoi ? Et bien parce que c’est ce jouet qui inciterait les jeunes chiliens à manger trop “gras” ont indiqué les instigateurs de cette loi qui aura tout de même mis plus de 5 ans a être adoptée par le parlement.

Une décision à laquelle MacDonald’s semble vouloir se conformer. A partir de ce lundi 27 juin, aucun jouet n’accompagnera plus désormais les célèbres menus pour enfants de la chaîne de restauration rapide. Pour Ferrero, le fabricant du Kinder Surprise, cette nouvelle loi semble avoir plus de mal à passer et il n’est pas impossible qu’un recours en justice soit prochainement déposé. Motif: atteinte à la réputation d’un de ses produits les plus populaires.

Comme le souligne Europe 1, le Kinder Surprise est déjà pourtant interdit de vente aux Etats-Unis, une réglementation interdisant depuis 1938 l’association d’une denrée alimentaire avec toute autre substance.

Surpoids et obésité : Un enfant européen sur trois serait concerné

En Europe aussi les enfants sont confrontés à des problèmes de surpoids et d’obésité. Et certains chiffres font même froid dans le dos. Alors que certains pensent à tort que notre “vieux” continent n’est que très peu concerné, une récente étude a tiré la sonnette d’alarme : un enfant européen sur trois âgé de 6 à 9 ans serait en effet concerné par des problèmes de surpoids et/ou d’obésité.

Tel est l’un des constats d’une étude menée par l’Unité européenne de gastro-entérologie (UEG) et dont les résultats ont été publiés au début du mois.

Ainsi 35% des garçons et 24% des filles auraient un poids supérieur à ce que l’on considère comme la limite acceptable pour la santé. Et si la l’Italie et l’Espagne sont les deux pays les plus concernés, la France n’est pas épargnée pour autant même si elle s’en sort un tout petit mieux que ses voisins : 1 enfant sur 5 serait aujourd’hui en situation de surpoids et 450.000 en obésité.

Et les auteurs de l’étude de déplorer le manque de structures capables de prendre en charge les enfants concernés mais aussi le manque d’experts pédiatriques. Trop peu nombreux, ils ne parviendraient pas à répondre aux besoins et aux attentes des enfants mais aussi de leurs familles d’autant que les problèmes liés au surpoids et à l’obésité nécessitent une prise en charge spécifique.

Cette étude révèle également que 20 à 30% de ces enfants souffriraient de maladies inflammatoires de l’intestin, des maladies qui ne sont parfois diagnostiquées qu’au bout de quelques années.

Et comme si cela ne suffisait pas, les auteurs de l’étude ont insisté sur les risques de dépression et d’anxiété chez les enfants concernés. 41 millions d’enfants de moins de cinq ans seraient actuellement concernés dans le monde….

Des œufs au petit déjeuner, c’est idéal pour les enfants ?

L’occasion de revenir sur une étude publiée en début d’année et selon laquelle des œufs au petit déjeuner serait un bon moyen de lutter contre les problèmes de surpoids et d’obésité chez les enfants.

On ne vous apprendra rien en vous disant, encore une fois, que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. C’est pourquoi il ne faut surtout pas le négliger. Dans certaines familles il est d’ailleurs un repas à part entière. Oui mais dans d’autres il est malheureusement expédié et même sauté.

Alors que de nombreuses études ont prouvé, si besoin en était, toute l’importance de ce repas, des chercheurs américains se sont penchés sur le petit déjeuner de nos enfants afin de déterminer quel était le menu idéal pour eux.

Pour cette étude ils ont fait appel à 40 enfants âgés de 8 à 10 ans puis les ont répartis en 3 groupes. Un petit déjeuner différent était bien sûr proposé à chacun des groupes mais toujours de 350 calories : le premier était à base de céréales, le second d’œufs, et enfin le troisième de flocons d’avoine.

Les enfants avaient pour “mission” de finir entièrement leur repas ! Ils ont ensuite passé leur matinée à jouer et/ou à faire du sport avant le déjeuner. Et cette fois pas question de leur imposer quoique ce soit : ils pouvaient manger de tout et autant qu’ils le souhaitaient.

Verdict : ceux qui avaient été soumis au repas le plus protéiné, et donc au petit déjeuner à base d’œufs, ont mangé en moindre grande quantité au déjeuner, réduisant en moyenne leur consommation de 70 calories.

Pour les auteurs de l’étude, un petit déjeuner à base œufs serait donc idéal pour réduire l’apport journalier en calories et donc lutter contre les problèmes de surpoids et d’obésité chez les enfants.

La publicité à la télé ferait grossir les enfants!

Autre étude relative au surpoids des enfants. Elle est parue en janvier dernier et accuse ouvertement la télévision. Ces dernières années plusieurs d’entre-elles ont déjà démontré que trop de télévision était néfaste pour les enfants, les abus ayant pour conséquence de favoriser la sédentarité, le grignotage, l’abus de boissons gazeuses et donc le surpoids.

Cette nouvelle étude a révélé que l’exposition des enfants aux publicités alimentaires télévisées aurait tendance à les pousser à manger davantage d’aliments gras, salés et sucrés… bref de les conduire au surpoids et même dans certains à l’obésité.

Avant d’en arriver à cette conclusion, qui est tout sauf surprenante, des scientifiques de l’université de Yale ont analysé puis comparé les résultats de 45 études et de 69 statistiques publiées sur le sujet. Elles concernaient un total de 3 292 participants de tous âges et de toute corpulence.

Verdict sans appel : l’exposition aux sollicitations alimentaires favorise la prise de poids chez un grand nombre d’individus, de tout âge et de toute corpulence, les enfants étant bien sûr en première ligne.

Rien de très surprenant toutefois puisqu’au printemps dernier l’INPES dressait un bilan sur l’influence de la publicité sur les préférences alimentaires des enfants. Il avait permis d’établir l’existence d’un lien direct entre le marketing pour des produits alimentaires « peu sains » et les comportements alimentaires des enfants, une cible bien trop vulnérable mais aussi une manne pour les industriels de l’agro-alimentaire.

D’autres études ont démontré par le passé que trop de télévision pouvaient aussi favoriser les crises d’asthme chez les enfants; nuire au développement du langage, favoriser l’hypertension…


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