Lutte contre l’excision : 200 millions de femmes en sont victimes


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CC0 Public Domain /Pixabay
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Ce samedi 6 février 2016 s’est déroulée la journée mondiale de lutte contre l’excision alors que 200 millions de femmes dans le monde sont toujours victimes de cette pratique pourtant condamnée par l’ONU. Malgré cela elle reste très implantée dans certains pays d’Afrique.

Un nouveau rapport statistique dévoilé par l’UNICEF signale que la moitié des filles et des femmes ayant été excisées vivent dans trois pays : l’Égypte, l’Éthiopie et l’Indonésie. Il s’appuie sur des études menées à plus petite échelle et des données empiriques indiquant que les mutilations génitales féminines (MGF) constituent un problème mondial relevant des droits fondamentaux et affectant les filles et les femmes dans toutes les régions du monde.

Une pratique que l’UNICEF espère voir disparaître. C’est ainsi que Geeta Rao Gupta, sa directrice générale adjointe a déclaré « Les mutilations génitales féminines diffèrent selon les régions et les cultures. Certaines formes comportent des risques mortels. Dans tous les cas, les MGF violent les droits des filles et des femmes. Nous devons tous redoubler d’efforts – gouvernements, professionnels de santé, responsables communautaires, parents et familles – pour éliminer cette pratique »

Et toujours selon ce rapport, les filles de 14 ans et moins représentent 44 millions du total des personnes excisées. Les pays où l’on trouve les plus fortes prévalences de MGF pour cette tranche d’âge sont la Gambie, (56 %), la Mauritanie (54 %) et l’Indonésie où environ la moitié des filles âgées de 11 ans et plus ont subi cette pratique. D’autre part il faut savoir la majorité des filles ont été excisées avant leur cinquième anniversaire.

Les données de ce rapport révèlent également une large désapprobation de cette pratique. En effet, la majorité des personnes dans les pays où existent les MGF pense qu’elles devraient être éliminées. Près de deux tiers des garçons et des hommes sont de cet avis.

Pour l’UNICEF, il est urgent d’agir car si la tendance actuelle se poursuit, le nombre de filles et de femmes victimes des MGF connaîtra une forte hausse au cours des 15 prochaines années.

Et de lancer un appel à agir à tous les niveaux avec des gouvernements, des communautés, des responsables religieux, et une multitude d’autres partenaires afin de mettre fin à cette pratique.


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