Cancer du pénis : 1 homme sur 4 refuse l’amputation

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Même si on n’en parle que très peu car il reste rare, le cancer du pénis existe ! Chaque année près de 100.000 hommes en sont victimes dans les pays occidentaux. Ce qui est inquiétant c’est que le nombre de cas n’a cessé d’augmenter ces dernières années.

Selon la Ligue Suisse contre le Cancer la circoncision peut parfois s’avérer suffisante mais une ablation partielle, voire totale, du pénis devient indispensable lors le cancer s’est déjà un peu trop propagé. Le plus souvent c’est d’ailleurs le meilleur moyen d’en guérir. On estime que cette intervention appelée « pénectomie » multiplie par deux les chances de guérison.

Sauf que les hommes ont beaucoup de mal à imaginer vivre sans pénis, une situation qu’ils sont nombreux à assimiler à une perte de leur virilité.

Ainsi, et selon une vaste enquête internationale – elle a été menée par des chercheurs américains, brésiliens, espagnols, italiens et hongrois – 25% des hommes refusent catégoriquement l’amputation de leur pénis. Parmi les motifs de refus, certains des hommes interrogés sont carrément allés jusqu’à dire qu’une telle opération serait pire pour eux que la maladie.

“Supprimer partiellement ou entièrement le pénis est souvent le moyen le plus efficace de guérir le cancer (…) Le nombre de patients sauvés pourrait être doublé si tous étaient soignés en suivant les recommandations” a insisté l’American Cancer Society lors de la présentation des résultats de cette enquête qui a concerné 425 patients traités entre 2010 et 2016.

Ses résultats ont été présentés lors du 33ème Congrès de l’European Association of Urology à Copenhague.

Cancer du pénis : à propos

Quelques précisions sur la cancer du pénis grâce à l’institut Paoli-Calmettes, le centre régional de lutte contre le cancer de la région PACA.

Le cancer du pénis est rare : il ne représente que 0,7 % à 0,8 % environ des cancers de l’homme adulte. Il existe plusieurs facteurs de risque : des infections virales, le rétrécissement du prépuce (phimosis) et  le tabagisme.

Ce cancer se manifeste essentiellement chez les hommes non circoncis, au niveau du gland, voire du prépuce, mais il peut également s’étendre à l’ensemble du pénis puis aux ganglions inguinaux et pelviens.

Le premier traitement du cancer du pénis est généralement la chirurgie. Selon le degré d’atteinte, elle peut se limiter à une simple excision de la peau au niveau du gland (équivalente à la circoncision), ou réclamer l’ablation du gland, avec une possibilité de reconstruction ensuite. L’ablation totale de la verge est très rare, et peut s’accompagner d’une reconstruction

Plus d’infos sur le site Institutpaolicalmettes.fr