Aujourd’hui, c’est la Journée Mondiale de l’Eau



Aujourd’hui, mercredi 22 mars 2017, c’est la journée mondiale de l’eau. Cette année les Nations-Unies ont choisi de mettre l’accent sur la gestion des eaux usées. Un enjeu souvent ignoré du grand public, mais pourtant essentiel pour notre quotidien comme pour notre avenir. L’occasion pour le Centre d’Information sur l’Eau de lever le voile sur la seconde vie de l’eau…

Les eaux usées, une réalité méconnue… mais essentielle

Chacun de nous identifie le service de l’eau au travers de gestes aussi simples qu’ouvrir son robinet pour boire un verre d’eau, prendre une douche ou disposer de toilettes. Cependant, une fois utilisées, les eaux « sales » évacuées via nos éviers, nos douches ou nos toilettes, entament un second parcours, bien moins connu mais tout aussi essentiel.

En France, les eaux usées sont collectées, acheminées dans des stations d’épuration et dépolluées avant d’être renvoyées dans le milieu naturel. Collecter et dépolluer les eaux usées, c’est tout à la fois assurer l’avenir pour nos ressources naturelles en eau, préserver notre environnement, notre cadre de vie, et protéger notre santé.
Cette situation privilégiée de notre pays, un Français sur deux l’ignore pourtant… (56% des Français ignorent que les eaux potables sont nettoyées en usine avant d’être rejetées, propres, dans la nature baromètre Tns-Sofres/CIEAU Les Français et l’eau 2016).

La face cachée du service de l’eau

Avec 17 000 stations d’épuration (Bipe 2015) et 380 000 kilomètres de réseaux de collecte des eaux usées (Les canalisateurs de France), la France a depuis longtemps pris conscience de cet impératif sanitaire et écologique. Elle a notamment pu s’appuyer sur le savoir-faire et la capacité d’innovation des professionnels de l’eau, pour se doter de systèmes d’assainissement performants.
En moyenne, la moitié du prix du service de l’eau payé par les Français est ainsi consacrée à l’assainissement des eaux usées.

Un défi majeur à l’échelle de la planète

Si la France compte parmi les pays privilégiés en matière d’eau et de gestion des eaux usées, il n’en va pas de même partout dans le monde. 2,4 milliards n’ont pas accès à un assainissement élémentaire de leurs eaux usées. Et l’ONU estime que 40% de la planète pourrait manquer d’eau d’ici à 2030.

La quantité d’eau disponible sur terre est invariable.
Le changement climatique, la croissance démographique ou le développement économique font que la quantité d’eau douce disponible pour chacun diminue de plus en plus.

Face à ce constat, la gestion des eaux usées est au cœur du défi d’un monde durable à inventer.



Le développement de systèmes d’assainissement performants est une nécessité incontournable pour préserver les ressources en eau de demain et protéger aujourd’hui la santé des populations : 2,6 millions d’humains meurent chaque année de maladies directement imputables à l’absence d’assainissement des eaux usées.

Un gisement de réponses pour l’avenir de l’eau

Grâce aux innovations technologiques, la gestion optimisée des eaux usées peut contribuer à répondre à cette question : comment fournir de l’eau à de plus en plus d’humains, aux besoins toujours plus importants, alors que la quantité disponible sur Terre ne changera pas ?

Rendre l’eau « durable », passe bien sûr par une consommation la plus maîtrisée possible, en évitant les gaspillages. Mais aussi par le développement de ressources en eau dites « alternatives ».

Le recyclage des eaux usées donne ainsi une seconde vie à l’eau. Tout autour de la planète, les exemples sont nombreux de réutilisation des eaux usées, en particulier pour le nettoyage des espaces publics, l’arrosage, voire l’irrigation ou le biogaz. Les eaux usées peuvent, demain, jouer un rôle majeur dans l’économie circulaire.

Une responsabilité de tous, chaque jour

Si la gestion des eaux usées représente autant un immense défi que de formidables opportunités pour la planète… n’oublions pas qu’en France, chacun d’entre nous a un rôle à jouer,
tous les jours, pour assurer un bon fonctionnement des installations d’assainissement des eaux usées et, ce faisant, protéger nos ressources naturelle en eau.
Ainsi, rapportons à la déchetterie :
• Les restes de désherbants ou d’engrais, les insecticides,
• Les fonds de pots de peinture ou de vernis,
Déposons à la pharmacie :
• Les médicaments non utilisés, entamés ou périmés
Jetons à la poubelle :
• Les lingettes qui bouchent les canalisations et altèrent le bon fonctionnement des stations de dépollution

L’avenir de notre eau commence par des gestes très simples !

Crédits/source : Centre d’Information sur l’Eau